L'esprit Vinovalie

Les cépages

Cépage typique des vignobles du Sud-Ouest, je suis cultivé depuis plusieurs siècles à Gaillac.

Mon Origine

Selon Guy Lavignac, le fer appartient à la famille ampélographique des carmenets. J’aurais été ramené, au Moyen Âge, du Pays-Basque espagnol par des pèlerins de retour de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Je suis présent dans tous les vignobles du Sud-Ouest, soit comme cépage exclusif à Marcillac, soit comme cépage obligatoire dans l’assemblage à Gaillac.

Alias…

Je porte le nom de fer à cause de mon bois, très dur à tailler ou de la fermeté de mes baies. On m’a aussi attribué le nom de « servadou » qui signifie en occitan «qui se conserve bien» (servar, servadou = conserver en occitan)

Ma terre préférée

Je pousse exclusivement sur les terres de Gaillac avec une préférence pour la rive gauche du Tarn.

Mes arômes

Je produis des vins vifs, légèrement colorés, structurés, riches en tanins gras et fins. Souvent assemblé au Merlot et au Cabernet je développe des arômes très typés et fruités (cassis, fruits rouges).

Cépage emblématique de Gaillac, je pourrais provenir des vignes sauvages de la forêt domaniale de la Grésigne.

Mon Origine

Mes origines constituent encore aujourd’hui une énigme.

Tallavignes disait « En l’an 1533, les consuls de Gaillac offrant plusieurs barriques de vin blanc à François 1er, n’avaient certainement pas oublié d’y ajouter du Lenc-de-l’el ».

Au début du XXe siècle, le Gaillac blanc était dominé par mon grand-frère le Mauzac.

L’arrivée des vins doux et son affinité fusionnelle avec les terroirs « rive gauche » m’auront  permis de reconquérir mes lettres de noblesse sur les plus fins palais du vignoble gaillacois. Ainsi, je suis passé de 112 ha en 1958, à 630 ha en 1994.

Alias…

On m’appelait auparavant le « cavalier ». En 1850, je deviens Lendelel qui provient de l’occitan toulousain « loin de l’oeil ».

Le mot lenc-de l’el, signifie que le raisin, muni d’un long pédoncule, est éloigné du bourgeon qui lui a donné naissance.

Ma terre préférée

Je pousse exclusivement sur les terres de Gaillac avec une préférence pour la rive gauche du Tarn.

Mes arômes

J’apporte à mes vins une certaine fraîcheur et souplesse avec toujours une touche de finesse, d’équilibre et une faible acidité. Ils sont réputés pour leur belle palette d’arômes et de senteurs comme la pomme, la poire, les fruits exotiques.

Cépage emblématique de Fronton, en pays Toulousain, la nommée « Folle noire » fait l’originalité des vins rouges et rosés de l’appellation grâce à des vignerons attentifs, pour notre plus grand plaisir !

Mon Origine

Au VIè siècle on trouve des écrits mentionnant la provenance d’un cépage noir chypriote du nom de « Mavro » qui signifie noir en grec. Je suis alors cultivée dans cette région méditerranéenne.

Au XIIè siècle, on me retrouve sous le nom de « Négrette ».

Je me suis peu à peu fixée dans la Haute-Garonne et le Tarn-et-Garonne. Je me suis acclimatée sur le terroir frontonnais, où je représente aujourd’hui la moitié du vignoble.

Alias…

Quelque soit le nom que l’on me donne, tous font référence à la couleur noir profond morillon, mourelet, chalosse noire…En Californie, plusieurs « wineries » me cultivent sous les noms de « Pinot saint Georges ou Pinot noir de Californie ».

Ma terre préférée

Les terrasses du Tarn et de la Garonne dotées de terres silico-argileuses plus ou moins graveleuses appelées boulbènes.

Mes arômes

Je développe une fabuleuse intensité aromatique : violette, cassis, mûre, framboise, réglisse et poivre.

Je donne naissance à des vins colorés, fruités et élégants.

Je suis souvent assemblée à la Syrah et au Cabernet.

Au fil des siècles, ce raisin noir d’où son nom de Négrette est devenu l’exclusivité mondiale de l’appellation Fronton.

Cépage noir typique du Sud-Ouest, je suis à l’origine de vins fortement colorés, charpentés et intensément aromatiques. Mon histoire est intimement liée à Cahors. Cot, un de mes noms usuel, viendrait d’une prononciation occitane du nom de Cahors : Caortz ou Caors -> Cor(s) = Cahors.

Mon Origine

Fils de Prunelard et de Magdelaine noire des Charente, la cité des Cadurques m’a adopté il y a 2000 ans lors des conquêtes romaines.

Rebaptisé « The Black wine of Cahors » par les anglais à l’occasion j’ai bien failli disparaître après la crise du phylloxera en 1876.

Des producteurs passionnés ont su me faire renaître et me porter au meilleur niveau de qualité. Les vignerons qui ont décidé de relancer ma culture, sont les fondateurs de la cave coopérative de Parnac (1947).

Alias…

Je possède plus d’une centaine de noms caractéristiques des terroirs et des hommes qui ont pris soin de moi : Côt (Loire), Auxerrois (déformation de Haute-Serre près de Cahors), Malbec à Cahors (un dénommé Malbeck m’aurait introduit en Gironde), (noir de) Pressac dans la région de Libourne, Vesparo, Plant du Lot en Dordogne, et Plant de Cahors ou Plant du Roy.

Ma terre préférée

Je suis le principal cépage du vignoble de Cahors réparti sur 9 terroirs : les terrasses effleurant le Lot, les versants calcaires et les plateaux calcaires.

Mes arômes

Je donne des vins dotés d’une forte présence aromatique qui peuvent exprimer les « fruits noirs », des notes de pruneaux, fruits confits, réglisse, vanille, cannelle, cacao, des notes fraîches et de truffe…Ma concentration en anthocyanes et tanins me confère une robe élégante noir d’encre et une bouche riche et intense.. Mon histoire passionnante témoigne de la persévérance des hommes à perpétrer la tradition.